FMT | Charte pour une éthique de expérimentation animale
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Charte pour une éthique de expérimentation animale

ARTICLE 1 : de la nécessité de l’expérimentation animale

Les nécessités de la recherche biologique, médicale, ou vétérinaire, et les limites actuelles des méthodes alternatives, rendent incontournable le recours à l’expérimentation animale pour faire progresser les connaissances, améliorer le diagnostic et le traitement des maladies, et d’une manière plus générale préserver la santé.

ARTICLE 2 : de la sensibilité et de la souffrance chez les animaux

Les animaux sont des êtres sensibles et pourvus de capacités cognitives et émotionnelles. Ils sont capables de souffrir. L’expérimentateur a le devoir de s’assurer que leur santé et leur bien-être ne sont pas inutilement menacés. La prévention de toute souffrance inutile sera son premier souci.

ARTICLE 3 : de la qualification de l’expérimentateur

Les connaissances scientifiques et techniques sont en progression constante. L’expérimentateur doit veiller à entretenir et étendre ses propres compétences et celles de ses collaborateurs. Il doit être à même de garantir la mise en œuvre des techniques les mieux adaptées à la réalisation de ses objectifs scientifiques dans le respect des besoins physiologiques et comportementaux des espèces animales utilisées.

ARTICLE 4 : de la responsabilité de l’expérimentateur

Expérimenter sur des animaux est un acte de responsabilité personnelle. L’expérimentateur s’engage à se conformer en tous points aux exigences morales vis à vis des animaux qu’il utilise à des fins scientifiques. Il lui appartient donc de tout mettre en œuvre pour fonder l’éthique de sa démarche, notamment quant à la légitimité de l’objet de la recherche et de la pertinence des méthodes envisagées pour la conduire, et pour s’assurer qu’une probabilité raisonnable que ses études conduisent à l’acquisition de connaissances nouvelles.

ARTICLE 5 : de l’utilité d’une délibération éthique

L’expérimentateur ne peut être seul juge de la légitimité éthique de ses propres travaux lorsqu’ils mettent en cause ses rapports avec des êtres vivants. La communauté scientifique dans son ensemble éprouve également le besoin d’enrichir sa réflexion sur ce qui est tolérable et ce qui ne l’est pas, appelant ainsi la création de comités d’éthique spécifiques.

ARTICLE 6 : du rôle de Comités d’éthique en expérimentation animale

Ces comités apprécient la compatibilité entre les protocoles expérimentaux proposés et les principes éthiques, afin d’aider l’expérimentateur dans sa démarche lorsque le recours à l’animal s’impose. Ils ont pour objet de constituer une garantie complémentaire, pour la société dans son ensemble, du respect de la vie animale et du bien fondé de la démarche scientifique.

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